Le bénéfice net du groupe bâlois a reculé de 5% à 6,7 milliards de dollars (6,65 milliards de francs).

Sur le plan opérationnel, le résultat a décliné de 8% à 8,3 milliards de dollars. La multinationale rhénane explique cette contre-performance par «l’érosion due aux génériques» et par des investissements, selon un communiqué publié mercredi.

Evoquant la suite, Novartis escompte un exercice 2017 du même ordre de celui de l’an dernier. Ses ventes devraient atteindre un niveau identique à celui de 2016, «après absorption de l’impact de la concurrence des génériques», précise la société.

Novartis envisage de se séparer d’Alcon

Novartis examine toutes les options pour valoriser Alcon, sa division ophtalmologique en difficulté. Le groupe pharmaceutique bâlois envisage une réintroduction en bourse ou carrément une scission.

Il pourrait également conserver ce secteur. Il entend, en tous les cas, «maximiser la valeur actionnariale de la division», selon un communiqué diffusé jeudi. Une décision sera prise dans le courant de l’année.

Alcon a sombré dans le rouge l’an dernier, inscrivant une perte opérationnelle de 132 millions de dollars, contre un bénéfice de 281 millions un an plus tôt. Ses revenus ont reculé de 3%, à 5,8 milliards.

La pharma, principal secteur rebaptisé Innovative Medicines depuis juillet dernier, a enregistré un chiffre d’affaires de 32,6 milliards de dollars, en repli de 2% au regard de 2015. En cause: la concurrence des génériques et la baisse des prix, note l’entreprise. Le résultat opérationnel s’est contracté de 5%, à 7,4 milliards.

Seule Sandoz, active dans les génériques, a vu ses ventes progresser, de 1% à 10,1 milliards de dollars. La croissance en volume a compensé l’érosion des prix, se félicite le géant rhénan. Le résultat opérationnel a pour sa part bondi de 11%, à 1,4 milliard.

Résolument optimiste, Novartis lance un rachat d’actions pouvant atteindre 5 milliards de dollars. La société propose, en outre, d’augmenter son dividende de 2% à 2,75 francs par titre.


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