Philippe Ranty, président de Sandoz France, la filiale générique du laboratoire suisse Novartis, a été brutalement remercié par sa direction en septembre pour «irrégularités comptables», révèle le journal Les Echos dans son édition du lundi 20 novembre.

Les comptes consolidés du troisième trimestre de Novartis ont toutefois intégré une charge exceptionnelle de 58 millions de dollars (45 millions d'euros) qui pénalise durement le résultat de la filiale française dont le chiffre d'affaire est inférieur à 300 millions d'euros. Les auditeurs de Novartis ont semble-t-il trouvé des erreurs dans l'évaluation des stocks de médicaments, des rétrocessions jugées exagérées aux pharmaciens d'officine en contrat avec Sandoz et quelques autres irrégularités qui ont motivé le licenciement immédiat du patron de la filiale.