Novartis a affiché des résultats en forte hausse au 1er trimestre. Le groupe pharmaceutique bâlois a vu son chiffre d’affaires progresser de 25% à 12,1 milliards de dollars, grâce notamment aux ventes des vaccins contre la grippe A (H1N1), qui se sont montées à 1,1 milliard de dollars. La mise sur le marché de nouveaux traitements ophtalmologiques a aussi contribué à ce bon résultat.

Le bénéfice net a progressé de 49% à 2,9 milliards, a-t-il indiqué mardi. Au niveau opérationnel, le bénéfice d’exploitation EBIT s’est inscrit à 3,5 milliards de dollars (3,7 milliards de francs), en hausse de 50%. Les chiffres dévoilés mardi s’avèrent supérieurs aux prévisions des analystes.

Novartis compte bien poursuivre sur sa lancée. Le groupe a confirmé ses objectifs de croissance pour l’exercice en cours. Il table sur une croissance du chiffre d’affaires à un chiffre en milieu de fourchette, soit autour de 5%.

Le groupe a également annoncé la réorganisation de sa division pharmaceutique américaine, qui se traduira par la suppression de 383 postes équivalents plein temps. La décision est motivée par les futures changements dans son portefeuille de produits aux Etats-Unis.

Novartis attend les autorisations pour de nouvelles spécialités, tandis qu’il va perdre l’exclusivité du marché pour son médicament contre l’hypertension Diovan ainsi que pour d’autres produits, indique mardi le géant pharmaceutique bâlois.

Une charge récurrente de 24 millions de dollars est prévue au 2e semestre 2010. Les économies de coûts attendues à partir de 2011 devraient s’élever à 56 millions. Les emplois seront principalement supprimés au siège américain de Novartis, dont 35% des postes, actuellement vacants, ne seront pas pourvus.

Trois secteurs d’activité nationaux spécialisés respectivement dans la sclérose en plaques, les maladies respiratoires et les neuropathies seront créés. Ils compléteront ainsi l’unité déjà existante oncologie.

En outre, un quatrième secteur d’activité pour les médicaments destinés aux soins de santé primaires, qui englobe le portefeuille cardiovasculaire, sera regroupé en quatre unités régionales, contre cinq actuellement.