Pharma

Novartis va innover en Chine

Un milliard de dollars est investi pour faire entrer Shanghai dans le trio de tête de la recherche de Novartis

La Chine en général, et Shanghai en particulier, monte en puissance dans l’organisation globale de la recherche et du développement de Novartis. Après Cambridge (USA) et Bâle, la ville du sud de la Chine devient le troisième centre mondial de recherche du groupe pharmaceutique suisse. Le vaste complexe, qui offre 1300 places de travail à des scientifiques, a été inauguré jeudi en présence de Joe Jimenez, patron du groupe.

Novartis a installé son campus à 1 milliard de dollars (992,3 millions de francs) formé de sept bâtiments dont deux équipés de laboratoires scientifiques ultramodernes, à côté d’un institut technologique et de l’Université de médecine traditionnelle chinoise.

Objectif: 2500 personnes

Le groupe bâlois a ouvert un premier centre de développement en 2007 à Shanghai. C’était avant que la Chine devienne le deuxième marché mondial pharmaceutique derrière les Etats-Unis. Le nouveau campus, comme l’a été celui de Bâle, sera agrandi progressivement pour accueillir 2500 personnes contre quelque 10 000 à Bâle.

Novartis, qui consacre 8,9 milliards de dollars par an à la recherche et développement, poursuit plusieurs objectifs en faisant monter Shanghai dans le trio de tête de ses centres de recherche globale mondiale. La croissance du marché chinois est une raison, mais il y a aussi des motifs scientifiques et politiques.

Règles très strictes

La population asiatique réagit différemment que la population de type caucasien à de nombreux médicaments. Certains cancers, comme ceux de l’estomac, du foie ou des poumons, sont aussi plus fréquents en Chine qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Le campus de Shanghai se concentrera donc sur ces pathologies.

Les autorités chinoises d’homologation (CFDA) ont aussi instauré des règles très strictes pour autoriser la vente de nouveaux médicaments en Chine. Des essais cliniques spécifiques doivent être réalisés dans le pays avant toute approbation. Novartis, en développant son centre de recherche et développement, multipliera donc aussi les contacts avec les centres hospitaliers et les autorités pour mener ces essais.

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