La stabilité de l’indice par rapport au mois précédent «résulte de tendances opposées qui se sont dans l’ensemble compensées», explique l’office fédéral de la statistique, notant que les loyers du logement, mais aussi les prix du gaz et du carburant ont augmenté.

Le vin rouge qu’il soit importé ou produit en Suisse était aussi plus cher. En revanche, les prix du mazout, des fruits et légumes et des nuitées hôtelières ont eu un effet modérateur sur l’évolution des prix à la consommation.

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Après avoir atteint un pic à 3,5% en août – soit son plus haut niveau depuis 1993, l’inflation en Suisse s’était légèrement repliée en septembre pour repasser à 3,3% pour descendre à 3% en octobre.

L’Office a également publié l’indice des prix à la consommation harmonisé (ou IPCH), qui permet de comparer l’évolution des prix dans le pays helvétique à celle de ses voisins de l’Union européenne.

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Cet indice se situait à 104,49 points, ce qui représente une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent et une hausse de 2,9% par rapport au même mois de l’année précédente.

En septembre, la banque centrale suisse avait donné un tour de vis à sa politique monétaire. Elle avait abandonné le taux d’intérêt négatif mis en place en 2015 et remonté son taux directeur à 0,5% pour éviter que l’inflation ne s’enracine.

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La force du franc suisse lui donne un coup de pouce supplémentaire dans la mesure où il aide à atténuer la hausse des produits importés.