Le Temps: La Comco a connu une baisse de ses moyens financiers. Par ailleurs, les cadres sont attirés vers le privé. Comment faites-vous pour les garder? Walter Stoffel:Nous avons vécu une augmentation des moyens jusqu'en 2004, et une stagnation depuis. Nous comptons actuellement 40 collaborateurs scientifiques, en plus des stagiaires et du personnel administratif. Ce nombre nous permet de travailler. Mais il est vrai que les 60 à 65 collaborateurs prévus au début de la décennie nous permettraient d'effectuer plus d'enquêtes. Quant au taux de fluctuation du personnel, nous constatons une stabilisation, grâce à des programmes de valorisation et la création de positions supplémentaires. Il est normal que certains collaborateurs changent d'occupation après un certain nombre d'années. Le travail à la Comco est intéressant, formateur, et attire de jeunes diplômés très motivés.

- Y a-t-il une incitation financière dans

votre salaire pour infliger des amendes?

- Absolument aucune.

- Y a-t-il une barrière financière pour porter plainte auprès de la Comco?

- Non, cela ne coûte rien, contrairement à une procédure civile devant les tribunaux ordinaires qui peut être chère.

- Ces dernières semaines, vous êtes à plusieurs reprises partis en Allemagne et à Bruxelles. Quelle est la raison de ces voyages?

- Nous entretenons des relations amicales avec les autorités des pays voisins, notamment l'Allemagne et la France, ainsi que les Pays-Bas, la Finlande, la Grande-Bretagne et, bien sûr, la Commission européenne. Ces contacts sont nécessairement informels puisque nous sommes tous limités par notre législation. Mais les problèmes de concurrence sont les mêmes partout et il est utile de voir comment le droit évolue ailleurs, surtout pour une petite autorité comme la nôtre. Nous avons, en plus, quelques dossiers en commun avec l'UE, par exemple dans le domaine des fusions.