A l’échéance de l’ultimatum fixé par Washington, Chrysler annonce qu’il dépose son bilan dans le cadre de la loi américaine sur les faillites, le «Chapter 11», qui permettra la poursuite de ses activités après restructuration, et le règlement échelonné des dettes.

Les négociations conduites mercredi avec les créanciers de Chrysler, principalement des banques, pour obtenir une réduction de ses dettes, se sont soldées par un échec.

Dans le plan de survie qu’elle a présenté, Chrysler a axé ses efforts sur trois plans: un plan industriel (un partenariat avec Fiat pour combler les carences de sa gamme), un plan social (pour réduire ses coûts de fonctionnement) et un plan financier (pour alléger le coût de sa dette).

Mercredi soir, les salariés de Chrysler avaient voté en faveur d’un accord d’alliance entre leur société et l’Italien Fiat, ouvrant la voie au plan de restructuration du 3e constructeur automobile américain.

Le président américain Barack Obama, qui s’est exprimé jeudi à midi (heure américaine) sur la situation de Chrysler, s’est montré confiant sur l’avenir du constructeur après une procédure de dépôt de bilan «rapide et contrôlée».

Ce dépôt de bilan n’est pas «un signe de faiblesse, mais bien plus (un) pas supplémentaire sur la voie clairement tracée menant à la survie de Chrysler», a dit M. Obama.

Comme l’administration a les syndicats et les principaux créanciers de son côté, «cette procédure sera rapide, elle sera efficace, elle est destinée à traiter avec les quelques derniers réfractaires (aux termes actuels d’une restructuration) et elle sera contrôlée», a-t-il dit.

Quant au partenariat avec Fiat, il a «de grandes chances de réussite», a-t-il assuré.

L’opération de sauvetage de Chrysler prévoit une prise de participation initiale de 20% et pouvant aller jusqu’à 35% de Fiat dans Chrysler, une autre de 8% du gouvernement américain (une intervention historique de sa part dans l’industrie automobile) et une de 2% du gouvernement canadien, a indiqué la Maison Blanche.