Les taux irlandais à 10 ans grimpaient à 8,024% contre 7,869% lundi soir, entraînant dans leur sillage les taux portugais à 10 ans. Ils progressaient à 6,636% contre 6,523% la veille au soir.

Ils avaient récemment atteint des plus hauts historiques, en-deçà de 9% pour l’Irlande et au-dessus de 7% pour le Portugal.

«Le marché ne se dit pas: «on a éteint un incendie local qui menaçait de se propager à d’autres pays, mais «who’s next» (qui est le prochain ?)», affirme René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis.

«Et le Portugal est bien sûr en position assez inconfortable, en raison de ses piètres performances en matière de réduction du déficit budgétaire», poursuit-il.

Autre pays qui inquiète les marchés, l’Espagne voyait ses rendements à 10 ans s’établir à 4,817% contre environ 4,735% la veille au soir.

Les taux grecs se tendaient plus légèrement de leur côté, à 11,735% contre 11,702% la veille au soir.

Pour le stratégiste obligataire, le risque est désormais que la zone euro soit confrontée à une contagion de la crise irlandaise.

Or, «si le programme mis en place en mai dernier et qui s’articule autour du Fonds de stabilité européen est suffisant pour venir en aide aux plus petits pays de la zone, il sera sûrement insuffisant en cas de problème majeur dans un pays plus grand», note M. Defossez.