Un élément majeur sépare Logitech de OC Oerlikon (ex-Unaxis): ses actionnaires. Dans le premier cas, malgré des résultats record, les investisseurs anglo-saxons qui font partie d'un vaste actionnariat ont sanctionné le titre d'une chute de 7,9%, en raison d'objectifs tout juste inférieurs aux attentes. Dans le deuxième cas, le conglomérat est détenu à environ 97% par Victory, le milliardaire russe Victor Vekselberg, le financier bulgare Rumen Hranov, Deutsche Bank, Merrill Lynch, ABN Amro et la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Cela pourrait expliquer pourquoi mardi, malgré des résultats trimestriels nettement inférieurs aux attentes, l'action OC Oerlikon reculait à peine de 0,50% à 680 francs.

Les résultats inférieurs n'ont pas embarrassé le patron de OC Oerlikon Thomas Limberger, lors de la conférence téléphonique mardi. «Nous sommes fiers d'avoir présenté de bons résultats. Vous avez lu notre communiqué de presse, passons aux questions», a-t-il lancé aux journalistes, deux minutes après avoir pris la parole. En d'autres termes, les ventes du conglomérat zuchois ont progressé au premier trimestre de 20% à 1,23 milliards de francs, majoritairement grâce à l'acquisition de Saurer l'année dernière. Sans celle-ci, souligne Armin Rechberger, analyste à la BCZ, le chiffre d'affaires progresse de 5,3%.

Pas de fusion Sulzer-OC Oerlikon

Au niveau des entrées de commandes, le fabricant de machines textile constitue aussi le facteur majeur de progression de OC Oerlikon. Elles grimpent de 9% à 1,35 milliard. Sans Saurer, fait remarquer Armin Rechberger, les entrées de commandes auraient reculé de13%. De son côté, le bénéfice opérationnel progresse de 13% à 93 millions, soit 30 millions en-dessous des attentes.

«Cette année, notre priorité est la croissance organique avec des ventes de 5 milliards de francs. Nous ne prévoyons à moyen terme aucune acquisition majeure. Un gros conglomérat formé de Sulzer et OC Oerlikon n'est pas prévu», souligne Thomas Limberger.