Horlogerie

Omega chronométrera les Jeux olympiques jusqu’en 2032

La marque de Swatch Group et le Comité international olympique ont signé lundi à Lausanne un contrat courant sur les quatorze prochaines années. Seiko n’a pas réussi à se faire une place pour les JO de Tokyo en 2020

Essayé, pas pu. Malgré ses efforts, la marque horlogère japonaise Seiko n’aura pas réussi à se faire une place sur les bords des stades olympiques. Omega, propriété de Swatch Group, a signé un renouvellement de son contrat avec le Comité international olympique (CIO) courant jusqu’en 2032.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue lundi au Musée olympique de Lausanne, Thomas Bach n’a pas fait de mystères. «Nous avons été approchés par l’un ou l’autre [concurrent horloger], a reconnu le président du CIO. Mais nous voulons aller de l’avant avec Omega. Vous ne pouvez pas imaginer des Jeux olympiques sans eux!» Assis à ses côtés, Nick Hayek et Raynald Aeschlimann, respectivement patron de Swatch Group et directeur d’Omega, ont acquiescé en souriant.

«Savoir faire industriel»

Sans évoquer directement le nom d’une marque horlogère, Nick Hayek a estimé que les concurrents étaient nombreux sur ce segment, «mais ils achètent des services à d’autres entreprises et ne font pas le chronométrage eux-mêmes. Nous, depuis trente ans, nous investissons dans notre savoir-faire industriel.» Et d’expliquer par exemple que le développement d’une nouvelle puce permettant d’affiner le chronométrage pouvait prendre jusqu’à quatre ans.

Lire aussi: EM-Marin, l’arme secrète de Swatch Group (11.05.2017)

Seiko, qui avait pris la place d’Omega lors des JO de Tokyo en 1964, ambitionnait de réitérer cet exploit lors de l’édition 2020 qui se tiendra à nouveau dans la capitale nipponne. Selon nos informations, elle avait même pris directement contact avec le groupe biennois pour savoir s’il y aurait une possibilité de lui ménager une place aux côtés d’Omega. «Il n’y a ni discussion ni ouverture imaginable», avait balayé Raynald Aeschlimann dans nos colonnes en octobre dernier. Contactée lundi sur ses ambitions olympiques, Seiko n’a pas répondu aux questions du Temps.

Aucun chiffre n’a été articulé sur les détails financiers du contrat. A en croire le directeur d’Omega, il est de toute façon trop compliqué de dire «qui paye quoi». Le CIO garantit une visibilité mondiale à la marque et cette dernière met à sa disposition des équipements et de la technologie de «grande valeur». Lors des derniers JO à Rio, la société basée à Bienne avait envoyé 450 tonnes d’équipement et plus de 500 collaborateurs de l’autre côté de l’Atlantique.

Publicité