A l'invitation du Canada, 26 pays seront représentés à une conférence ministérielle informelle du 28 au 30 juillet à Montréal. De telles réunions ont également eu lieu à Sydney, à Tokyo et tout récemment à Charm el-Cheikh, en Egypte. «Mais l'OMC compte 146 membres, ce qui fait que la majorité d'entre eux sont exclus de ces négociations», dénonce Martin Khor, responsable de Third World Network, un groupe de pression basé en Malaisie. Selon lui, plusieurs pays ont protesté contre la tenue de ces réunions informelles où des décisions sont prises, puis imposées aux absents. Il affirme que la direction de l'OMC ignore ces protestations.

Sur le même registre, Martin Khor a critiqué la tenue des réunions informelles entre les chefs de délégation à Genève, où des décisions sont prises mais pas rendues publiques.

Plusieurs ONG qui se placent en chiennes de garde des activités de l'OMC dénoncent le manque de transparence dans le processus de décision. Selon elles, les petits pays n'ont pas les moyens de se faire entendre lors des négociations et sont mis devant le fait accompli. «Il y a trop de réunions alors que ces derniers ne disposent pas assez de spécialistes à Genève», fait remarquer Aileen Kwa, du Focus on the Global South.

Les ONG s'opposent également à l'ouverture des négociations sur de nouveaux thèmes, dont les investissements. D'après elles, les pays industrialisés devraient d'abord respecter leurs engagements pris lors de l'Uruguay Round, notamment dans le domaine du textile et de l'agriculture.