Orange veut se lancer dans la téléphonie fixe et l'Internet à haut débit en Suisse, voire même la télévision. L'opérateur de téléphonie mobile a présenté mercredi une nouvelle stratégie, calquée sur celle de sa maison mère, dévoilée il y a une semaine à Paris. Objectif: supprimer les marques de France Télécom pour ne garder qu'Orange, et proposer des services convergents sur tous les réseaux. La création du «nouvel Orange» entraînera la disparition d'Equant, l'opérateur pour les multinationales.

Ses activités seront fusionnées avec celles d'Orange, comme celles de la petite filiale Etrali, actives dans les solutions pour salles de marché.

«La nouvelle entité suisse comprendra les 1400 employés actuels d'Orange, les 200 d'Equant et la cinquantaine d'Etrali, explique Andreas Wetter, directeur d'Orange. Il n'y aura pas de licenciements». Par contre, la suppression de 100 postes d'ici à fin 2006, annoncée en hiver (LT du 1er février 2006), reste d'actualité. Pour les particuliers, Orange veut «entrer sur le marché de la téléphonie fixe, de l'Internet à haut débit et des communications via le Net, affirme Andreas Wetter. Je ne peux vous dire comment, mais des contrats sont en train d'être signés». Orange attend avec impatience l'ouverture du fameux «dernier kilomètre» de Swisscom - donc pas avant fin 2007.

En 2005, Orange Suisse a réalisé un chiffre d'affaires de 1,356 milliard de francs, pour un Ebitda de 400 millions.