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Convaincus que leur temps, leur argent et leurs idées feront une différence positive, de plus en plus de gens orientent leur carrière vers le secteur à but non lucratif. 
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Carrières

Les organisations à but non lucratif, une option de carrière de plus en plus attractive

Les organisations à but non lucratif ont eu une croissance rapide et se sont révélées plus résistantes aux turbulences économiques que la plupart de celles du secteur privé. Voici 5 raisons qui en font des opportunités professionnelles à ne pas négliger

Les organisations à but non lucratif (OBNL) ont eu une croissance rapide et ont mieux résisté aux aléas économiques que le secteur privé. Selon le Swiss Job Index de Michael Page, les offres d’emploi du secteur non lucratif ont un taux de croissance annuel moyen de 27,6% sur les 5 dernières années (de décembre 2012 à décembre 2017) – pour une moyenne nationale de +15,5% sur la même période.

Avant la crise économique de 2008, présenter aux candidats un poste dans une OBNL suscitait souvent un sourire poli ou une appréciation condescendante, surtout pour un poste de dirigeant ou de niveau C. La dernière décennie a vu un revirement à 180 degrés. Voilà 5 raisons de l’attractivité nouvelle des OBNL comme option de carrière:

1. L’innovation et la créativité sont requises: Les crises économiques (2001 et 2008) ont forcé les OBNL à imaginer des voies novatrices de levée de fonds. On pense à l’«Ice Bucket Challenge» qui submerge les réseaux sociaux en 2014 et permet à l’association ALS de récolter plus de 115 millions de dollars pour combattre les pathologies des neurones moteurs.

2. Le secteur à but non lucratif a une forte proposition de valeur employeur: Convaincus que leur temps, leur argent et leurs idées feront une différence positive, de plus en plus de gens orientent leur carrière vers le secteur à but non lucratif. Cela s’inscrit dans une tendance de long terme; plusieurs milliardaires ont choisi de distribuer une part de leur fortune via la campagne Giving Pledge («promesse de don») et de nombreux millennials veulent s’investir dans des organisations fortement engagées en termes de responsabilité sociale. L’Office fédéral de la statistique estime qu’environ un cinquième de la population suisse fait du bénévolat.

3. Les compétences du secteur privé sont demandées: Les OBNL ont opéré une nette amélioration d’efficience en réponse au climat économique tendu. Cela explique la forte demande de candidats du secteur privé ayant des antécédents de succès dans la communication rentable, l’excellence des processus et des systèmes et la gestion de projet. Ce dernier étant un point clé pour les partenariats public-privé (PPP), liés à l’interaction réussie avec nombre de parties prenantes.

4. Ce n’est pas une voie sans retour possible au secteur privé: Les compétences requises par le secteur public sont de plus en plus recherchées dans les secteurs privé et PPP – par exemple l’aptitude à gérer et susciter l’adhésion à la responsabilité sociale de l’entreprise. Cela améliore l’expérience de l’utilisateur final: les OBNL et le secteur gouvernemental ont tous deux su attirer des membres des communautés des technologies de l’information et des start-up, en leur offrant l’opportunité de créer des services publics numériques de pointe, qui impactent positivement l’expérience qu’en font les citoyens.

Nous observons le maintien d’une forte demande de candidats qualifiés issus des OBNL et structures gouvernementales, dans toutes les fonctions clés. Selon Raphael Asseo, partenaire chez Page Executive, «nous constatons aussi une demande exponentielle des OBNL pour des candidats de niveau C ayant réussi dans le secteur privé». Ces tendances devraient perdurer et nous encourageons les candidats à se rappeler qu’«à but non lucratif» est un statut fiscal et non de rentabilité.

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