Outre les placements,les prestations sont à revoir

Christoph Ryter, directeur de la Caisse de pensions Migros (CPM), la cinquième du pays avec 21 milliards de francs d’actifs gérés, ne s’étonne pas du changement de cap pour les rendements des emprunts d’Etat: «Quand les rendements sont tombés presque à zéro, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’ils restent à ce niveau pour toujours.» La chute des taux entre fin 2013 et fin 2014 a fait perdre environ 1% de rendement pour les caisses, évalue-t-il. «On ne peut pas seulement compenser cette perte en modifiant la stratégie de placement. Il faudra aussi analyser la situation du côté du passif, des engagements», analyse-t-il.

Le concept de la LPP (taux de conversion de 6,8% compris), repose sur l’hypothèse d’un rendement des placements supérieur à 4,5%. «Or, aujourd’hui, les rendements attendus sont plus proches des 3% que des 4%. Ce pourcentage de rendement manquant ne peut pas être simplement remplacé par des changements de la stratégie de placement. Soit il faudra augmenter les contributions, promettre moins de prestations ou augmenter l’âge des départs à la retraite», conclut-il.