Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Le drapeau du Panama, dans le quartier des affaires, à Panama City, le 4 avril 2016.
© CARLOS JASSO

«Panama Papers»

Le Panama, un paradis fiscal sous protection américaine

En février, le pays d’Amérique centrale est sorti de la «liste grise» des mauvais élèves de la lutte anti-blanchiment. Une décision appuyée par Washington

Etrange coïncidence. Quelque semaine avant les révélations des Panama Papers, le pays d’Amérique centrale quittait la «liste grise» des pays jugés peu coopératifs en matière de blanchiment par le GAFI, une organisation internationale spécialisée.

Ce blanc-seing est aujourd’hui utilisé par l’étude d’avocats Mossack Fonseca pour se défendre. Si le Panama n’est plus sur liste grise, c’est bien que sa place financière est solidement surveillée, argumente-t-elle. Les spécialistes européens sont plus sceptiques: sur le papier, Panama a fait de grands progrès, mais dans la pratique, il est réputé laxiste dans l’application des normes anti-blanchiment.

La décision du GAFI étonne aussi par sa rapidité. Normalement, un pays passe au moins trois ans avant de pouvoir sortir de la liste grise, selon un fonctionnaire européen. Le Panama n’y est resté qu’un an. Grâce surtout aux Etats-Unis, qui ont activement pris la défense du Panama lors de la réunion plénière du GAFI en février. De quoi alimenter les spéculations, courantes en Amérique latine, sur la protection politique dont a longtemps bénéficié le paradis fiscal panaméen de la part de Washington.

Dossier
Le scandale des «Panama Papers», secousse planétaire

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)