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Pour son panorama annuel 2018,  Le Temps  a retenu toutes les institutions qui sont actuellement membres des associations faîtières, suisse, genevoise et vaudoise. Pas moins de 67 écoles sont ainsi présentées dans ce…
© lev dolgachov

édition spéciale

Le panorama 2018 des écoles privées de Suisse romande

Près de 70 établissements aux pédagogies multiples accueillent des élèves de toutes les nationalités, avec des âges très divers. Et vantent les mérites d’une éducation de prestige

L’année dernière, les écoles privées romandes accueillaient sur leurs bancs 18 133 élèves de tous horizons. Dans le bassin lémanique, elles représentaient plus de 9% des effectifs liés à la scolarité obligatoire, une proportion deux fois supérieure à la moyenne nationale, de 4,6%. Le record est indubitablement détenu par le canton de Genève et son taux de 16% d’élèves qui étudient au sein d’une école privée.

La Suisse romande est une terre d’accueil historique et privilégiée pour les écoles privées, dont les premières ont ouvert dès la fin du XIXe siècle. Pourquoi donc? D’abord, le pays dans son entier jouit de la renommée de pédagogues célèbres, dont Johann Heinrich Pestalozzi, par exemple, émule de Jean-Jacques Rousseau, ou Rudolf Steiner, qui a construit son premier centre dédié à l’anthroposophie à Dornach, en Suisse alémanique. Par ailleurs, le bassin lémanique, région paisible, mais située au cœur de l’Europe et très bien reliée à l’international, constitue un cadre d’exception pour des enfants disposés à acquérir une multitude de savoirs.

Diversité de prix

La présence de grandes firmes multinationales sur les bords du Léman est sans aucun doute un facteur favorisant les écoles privées, qui proposent des diplômes à équivalence internationale plaisant aux expatriés. Mais les fameux «internats suisses» un peu tristes, où l’on envoyait les chérubins se faire redresser, n’existent plus. Ces écoles privées sont devenues des institutions ouvertes sur le monde, multiculturelles, proposant un niveau d’éducation excellent et des activités de toutes sortes. Ainsi, il existe aujourd’hui, en Suisse romande, une centaine d’établissements privés comportant des classes primaires ou secondaires. L’offre est diverse, mais les tarifs aussi. Certains établissements pratiquent des prix d’écolage moyens, d’autres sont pour le moins exorbitants. Malgré des possibilités de bourse pour les familles plus modestes, ces écoles restent l’apanage de foyers aisés, fournissant une éducation pour le moins luxueuse.

Lire aussi: Les écoles privées suisses s’ouvrent à l’international

Pour son panorama annuel 2018, Le Temps a retenu toutes les institutions qui sont actuellement membres des associations faîtières, suisse, genevoise et vaudoise. Pas moins de 67 écoles sont ainsi présentées dans ce guide avec leurs spécificités, leurs offres parascolaires, leurs horaires et leurs tarifs. Les établissements sont classés par cantons et par ordre alphabétique, ainsi que par degrés: certains n’offrent que des classes maternelles et primaires, d’autres que des classes secondaires, tandis que des écoles proposent un cursus complet (primaire et secondaire).

En revanche, les formations tertiaires – universités, écoles professionnelles – ne figurent pas dans ce panorama, qui se concentre sur le cursus scolaire de la maternelle à la maturité. Plusieurs établissements ont été ajoutés, par rapport à l’édition de l’année dernière. Entre-temps, des écoles ont aussi quelque peu modifié leur programme, leurs horaires d’accueil ou leurs tarifs.

Steiner et Montessori

La diversité de ces institutions est immense, et les parents désireux de recourir au système privé n’ont que l’embarras du choix, c’est sûr. Un certain nombre d’établissements acceptent par exemple les enfants dès 3 ans, soit une année plus tôt que les écoles publiques suisses. D’autres sont spécialisés dans les pédagogies alternatives comme Steiner ou Montessori. En Suisse, en vertu du concordat HarmoS, qui a pour but d’uniformiser les parcours scolaires dans tous les cantons, ce sont dorénavant huit étapes annuelles de primaire que l’enfant franchit en principe dès l’âge de 4 ans et achève – au mieux – à 12 ans. Il poursuit ensuite sa scolarité au cycle d’orientation (le secondaire I) dans les classes de 9e, 10e et 11e.

La scolarité obligatoire, quant à elle, se termine à 15 ans, à la fin du secondaire I. Débute alors le secondaire II. Pour accéder à l’université, l’élève peut suivre les trois ou quatre ans d’études qui mènent à la maturité gymnasiale. Délivrée dans le système scolaire suisse, elle est reconnue par les universités helvétiques et étrangères. Alternativement, l’étudiant peut opter pour l’équivalent allemand de la maturité, l’Abitur, ou le dispositif français comparable, le baccalauréat (L pour littéraire, ES pour économique et social et S pour scientifique), également reconnus dans les institutions suisses, au-dessus d’une certaine moyenne.

Des écoles privées offrent aussi la filière menant au baccalauréat international (IB), un titre délivré dans plus de 140 pays, lui aussi reconnu en Suisse au-dessus d’un certain seuil. Restent encore les cursus britannique (A-level) et américain (High School Diploma). Les deux diplômes sont acceptés dans les universités suisses à certaines conditions. Mieux vaut donc bien se renseigner avant de faire son choix définitif.

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