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Le panorama des MBA de Suisse romande

«Le Temps» présente un aperçu de l’offre régionale. Voici quelques conseils pour faire son choix parmi cette pléthore de cursus

Qu’est ce qu’un MBA?

Le Master of Business Administration (MBA) est l’un des diplômes en management les plus connus au monde. Composé de cours de finance, de marketing, de comptabilité ou encore d’entrepreneuriat, «le MBA donne en quelque sorte une vue générale sur toutes les fonctions de l’entreprise», explique Isabelle Chappuis, directrice administrative des MBA de HEC Lausanne. C’est ce qui fait la spécificité de cette formation postgrade, d’un ou deux ans, suivie généralement en emploi.

Les MBA s’adressent à des professionnels, issus de tous secteurs, qui veulent décrocher un poste à responsabilités, ou changer de branche d’activité. Les Executive MBA (EMBA) sont spécifiquement conçus pour les cadres plus expérimentés.

Il s’agit donc de ne pas confondre ces programmes avec les cursus – comme les Masters of Science in Management – dédiés aux jeunes diplômés, fraîchement sortis de l’université.

Les limites du panorama

De nombreuses formations de qualité similaire existent sur le marché. Les hautes écoles proposent d’autres Masters of Advanced Studies, tels que des MAS en gestion des ressources humaines, dédiés aux cadres ou futurs cadres en emploi. Des cursus non académiques s’adressent également aux patrons, comme le cours de direction d’entreprise du Centre de formation en management (CRPM), à Lausanne.

Le panorama ci-dessous se limite aux seuls titres estampillés «MBA». Il présente, par ordre alphabétique, toutes les institutions romandes qui les délivrent. Il ne présente pas les programmes offerts – uniquement – sur le Net, comme ceux du Swiss Management Center, car les limites régionales sont obsolètes sur Internet.

Comment choisir?

Le titre MBA n’est pas protégé et peut être revendiqué par n’importe quelle institution. La renommée de l’école reste donc un des meilleurs critères pour choisir son cursus, rappellent les recruteurs. Une renommée qui peut se répercuter sur les prix.

«Les programmes se sont multipliés, le titre s’est démocratisé… Aujourd’hui, il est à la portée de tout le monde. Donc la réputation de l’école est déterminante pour faire la différence», prévient Dimitri Djordjèvic, directeur de Mercuri Urval en Suisse romande.

Il existe aussi des classements mondiaux des MBA, comme ceux du Financial Times , de The Economist ou de QS . Mais ces rankings internationaux ignorent la grande majorité de l’offre locale.

Le Secrétariat d’Etat à l’éducation et à la recherche conseille donc de «regarder attentivement les programmes, puis d’aller sur les forums en ligne pour en discuter avec d’anciens élèves». Histoire de se faire une idée plus précise.

Les certifications

Il existe enfin des labels, qui certifient la qualité de l’enseignement. L’OAQ – l’Organe d’accréditation et d’assurance qualité des hautes écoles suisses – se charge, comme son nom l’indique, de vérifier la qualité de l’enseignement et de la recherche des institutions du 3e cycle. Toutes les universités publiques en Suisse sont certifiées par l’OAQ. Mais l’organe se concentre sur les formations initiales (bachelor-master). Les hautes écoles peuvent expressément demander à l’OAQ d’évaluer leur programme MBA, mais peu d’entre elles ont fait la démarche.

Du côté privé, plusieurs associations certifient la qualité des programmes. Les trois plus connues sont l’AMBA (Association of Masters of Business Administration) au Royaume-Uni, qui n’accrédite que les cursus MBA; l’Association to Advance Collegiate Schools of Business, AACSB, un organisme américain qui accrédite les établissements dans leur ensemble; et le label Equis (European Quality Improvement System) délivré par la Fondation européenne pour le développement du management.

Il existe aussi des centaines d’associations – plus ou moins connues – qui octroient des certifications. Sont citées dans ce ­panorama les associations américaines ACBSP (Accreditation Council for Business Schools and Programs), IACBE (International ­Assembly for Collegiate Business Education) et NCA (North Central Association of Colleges and ­Schools).

Les écoles qui figurent dans ce tableau ont également des labels de qualité provenant de l’association anglaise NEASC (New ­England Association of Schools and Colleges), de celle européenne ECBE (The European Council for Business Education), ainsi que de la CEEMAN (Central and East European Management Development Association).

Il va sans dire que ce foisonnement de certifications ne permet pas toujours de se faire une idée précise de la valeur des programmes.

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