«Kamil Idris a dit plusieurs fois qu'il ne se représenterait pas pour un troisième mandat en 2009», déclare une source diplomatique à Genève. Le départ programmé du directeur général de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), une agence spécialisée de l'ONU basée à Genève, expliquerait la rectification inhabituelle qui a été demandée au service du personnel.

Ce dernier aurait consigné par erreur que Kamil Idris était né en 1945 au lieu de 1954, selon Le Matin dimanche. Vingt-trois ans après son entrée en service, le directeur général met de l'ordre dans son dossier.

Rajeuni de 9 ans, Kamil Idris n'aura pas atteint l'âge de la retraite à la fin de son mandat. «Cela lui donne droit à des indemnités de départ nettement supérieures à la somme due pour un départ à la retraite. La différence se compte en centaines de milliers de francs», confie la source diplomatique précitée. Un calcul contesté par Marc Bonnant, l'avocat genevois qui fait office de porte-parole de l'OMPI: «Cette rectification n'apporte aucun avantage à Kamil Idris, si ce n'est la vérité», déclare-t-il.

Selon une ancienne haut fonctionnaire retraitée de l'OMPI, «Kamil Idris s'est sans doute vieilli lors de son arrivée en 1983, car il était trop jeune pour prétendre au grade P4 qu'il a obtenu».