Des hôpitaux, des municipalités, des services de police, des géants industriels et désormais… un pipeline. Une nouvelle étape dans l’histoire des cyberattaques a été franchie ce week-end avec l’annonce de la fermeture de l’un des plus importants réseaux américains transportant fioul, gaz naturel, diesel et essence. Touchée par un ransomware (ou rançongiciel), l’entreprise Colonial Pipeline a dû précipitamment fermer toutes les vannes. Désormais, les pirates informatiques ont les moyens de s’en prendre à des infrastructures de premier plan. Et ils ne s’en privent pas.

L’incident majeur a touché un réseau d’oléoducs allant des raffineries installées sur la côte du golfe du Mexique autour de Houston (Texas) jusqu’au nord-est des Etats-Unis dans la région de New York. Colonial Pipeline transporte de l’essence et du diesel sur plus de 8800 km à travers les Etats-Unis via ses pipelines et est responsable, à elle seule, de l’acheminement de 45% du fuel consommé sur la côte Est des Etats-Unis, notamment dans les aéroports new-yorkais. La cible visée par les pirates informatiques est donc de premier plan.