Court-circuit

Parfum de révolte dans la Silicon Valley

A l’image des employés de Google, de plus en plus de collaborateurs de géants de la tech demandent davantage d’éthique

Ce n’est pas la révolution, mais il y a un léger parfum de révolte qui plane au-dessus des sièges de géants de la tech dans la Silicon Valley. La semaine passée, 200 employés de Google ont protesté devant ses bureaux de San Francisco après le licenciement de quatre collaborateurs. Ils étaient accusés par la multinationale d’avoir consulté des documents sans en avoir le droit. Selon les manifestants, il s’agissait plutôt d’une mesure d’intimidation envers des collègues critiques de la stratégie de Google notamment face au harcèlement sexuel, mais aussi pour sa collaboration avec la surveillance numérique en Chine.

Plusieurs protestations

Bien sûr, 200 employés, ce n’est presque rien. Mais c’est le signe le plus récent qu’il se passe quelque chose au sein des géants de la tech. Ces derniers mois, des employés de Facebook ont protesté contre sa stratégie en matière de publicités politiques. Des collaborateurs d’Amazon ont réclamé de leur patron des actes concernant le changement climatique – d’autres ont dénoncé les liens entre le groupe et la police et l’armée américaines. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Ces employés n’ont pas la crainte de se trouver à la rue – s’ils en viennent à être licenciés, ils retrouvent pour la plupart très facilement du travail dans la Silicon Valley. Reste que ces critiques internes sont salutaires pour que les géants de la tech, qui ne cessent de parler d’éthique, agissent réellement selon ces principes.


La précédente chronique: Comment le pouvoir russe s’infiltre dans les smartphones

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