Dans son rapport 2004 sur la compétitivité publié la semaine dernière, le World Economic Forum (WEF) a relégué la France d'une place, au 27e rang. Dans le palmarès 2002, le déclassement était encore plus sévère, du 20e au 30e rang. Francis Mer, alors ministre de l'Economie, avait contesté «la validité de ce classement sans valeur statistique, une partie de l'indice étant réalisé sur la base de sondages».

«La France est un pays majeur d'accueil des investisseurs étrangers, au 2e rang derrière la Chine en 2002 et 2003 selon la Cnuced», fait remarquer un communiqué diffusé cette semaine par l'ambassade de France en Suisse. «Le WEF donne l'impression que la France est une économie qui ne fonctionne pas, déplore Sylvain Guetaz, le premier secrétaire à Berne. Des idées préconçues qui ne reflètent pas la réalité.» Selon lui, on ne peut pas sous-estimer les dégâts que peuvent causer de telles publications.

Porte-parole du WEF, Mark Adams reconnaît avoir reçu une poignée de protestations après la publication du rapport. «Ce n'est pas une coïncidence que seuls les pays relégués critiquent le rapport», rétorque-t-il.