Des ventes qui progressent en 2010 de 40% après un reflux de 25% l’année précédente. L’évolution du chiffre d’affaires de la marque Parmigiani illustre de manière emblématique le sérieux trou d’air que certaines marques horlogères ont dû affronter lors de la récente récession économique. Mais aussi le redressement spectaculaire qui s’en est suivi. «L’année 2010 s’est bien passée, les affaires ont redécollé. Nous avons écoulé un peu moins de 5000 pièces l’an passé», témoigne Jean-Marc Jacot, directeur général de la manufacture horlogère de Fleurier (NE), rencontré dans le cadre du 21e Salon international de la haute horlogerie (SIHH). La marque, propriété de la Fondation de famille Sandoz, a en parallèle vu le prix moyen de ses montres croître à 80 000 francs.

Si l’Asie, et en particulier la Chine, revêt une importance toujours plus significative pour la société, suite notamment au marasme américain, l’Europe n’en reste pas moins sa colonne vertébrale. Parmigiani y réalise encore 40% de son chiffre d’affaires, alors que l’Extrême-Orient se hisse à un 30%, qui devrait encore progresser ces prochaines années.

Trois plates-formes opérationnelles

«En horlogerie, nous avions connu le phénomène japonais et dans une moindre mesure celui de la Russie. J’espère que celui de la Chine durera. Mais on ne peut exclure qu’il se tasse», poursuit le délégué aux affaires horlogères de la fondation. Durant les derniers tourments conjoncturels, Parmigiani en a profité pour restructurer son réseau de distribution, en filialisant de nombreux marchés, comme l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis, tout en créant trois plates-formes opérationnelles. Une à Fleurier, un deuxième à Hongkong et, enfin, une à Miami. Chacune s’occupera de sa région géographique spécifique.

Pour l’exercice en cours, Jean-Marc Jacot escompte une progression des ventes de 25 à 30%. Selon lui, l’Amérique du Sud, surtout le Brésil, le Mexique et l’Argentine, pourrait devenir un marché important à terme.