La manufacture horlogère Parmigiani Fleurier a présenté mardi son partenariat avec le Montreux Jazz Festival. La démarche peut surprendre dans un monde de la haute horlogerie d'ordinaire focalisé sur des domaines élitistes comme la voile, la danse, les arts plastiques ou la musique classique. «Notre objectif est de faire de Parmigiani une marque populaire, souligne Jean-Marc Jacot, délégué de la Fondation de famille Sandoz (FFS), propriétaire de la société. L'idée est de s'inspirer du modèle de Ferrari: la marque est adorée par les gens, même si leurs voitures ne sont pas à la portée de toutes les bourses.»

Parmigiani, qui produit 5000 montres par année et emploie 400 personnes, n'a pas misé sur le Montreux Jazz Festival par hasard. Le président de la FFS, Pierre Landolt, siège au Conseil de fondation du festival. «Ce lien a facilité notre rapprochement, même si chaque société du groupe est indépendante», note Jean-Marc Jacot. L'image de la manifestation et l'aura de son directeur, Claude Nobs, ont fait le reste. «Montreux offre une qualité rare, reprend le délégué de la FSS. On vient pour y écouter de la musique. Ailleurs, on doit souvent se contenter de l'entendre.»

Le partenariat, signé pour trois ans, porte sur un montant «de moins de 500000 francs» par année. Parmigiani disposera d'une bonne visibilité sur le site grâce à l'organisation des «workshops», qui permettent de rencontrer des musiciens hors scène. La marque profitera en outre de la visibilité internationale du festival, qui a essaimé aux Etats-Unis (Atlanta), en Asie (Singapour) et en Afrique (Marrakech).