Parmi les travées de Bâle, elle est une de celles qui drainent les premiers visiteurs. Le lever de rideau sur les vitrines de Patek Philippe? Attendu: une ou deux nouveautés illustrent invariablement le potentiel en innovation dans le domaine de la mécanique horlogère. Ainsi que le précisent Philippe Stern (président et propriétaire) et Hughes-Olivier Borès (directeur marketing et ventes), la manufacture genevoise «a atteint les objectifs fixés voilà cinq ans: hausse de la production, hausse du prix moyen, mise en place et développement d'une collection féminine».

Sur le premier front, Patek Philippe navigue dans les 37 000 pièces annuelles. Le prix moyen a grimpé pour se situer aujourd'hui aux alentours de 29 000 francs, soit une progression de 25% sur cinq ans. La marque, enfin, a investi le segment de la montre dame «trendy» avec TwentyFour: importante en volume (plus de 20%), cette part ne s'adjuge que 10% du chiffre d'affaires réalisé par la marque. Globalement, sur l'ensemble de la gamme, les ventes se répartissent à hauteur de 45% du volume pour la clientèle féminine.

Par régions, les ventes de Patek Philippe se répartissent respectivement à raison de 25% sur les Amériques, l'Europe du Nord, l'Europe du Sud (inclus le Moyen-Orient) et l'Asie: «Cette répartition est équilibrée et sécurisante. Elle nous permet d'être très flexibles en cas de tassement régional», souligne H.-O. Borès, en poursuivant: «Chacun brandit le spectre de la récession. Je constate que la clientèle américaine est là.»

Dans un autre registre, Patek Philippe présente cette année deux emblèmes représentatifs du positionnement de la marque: pièces émaillées en séries limitées de quatre unités ainsi que la Sky Moon, pièce maîtresse double face réunissant douze complications, «la plus compliquée de la collection Patek. Nous nous devons d'être les gardiens d'un certain savoir-faire», résume H.-O. Borès.