«Normalement la récente crise aurait dû entraîner la mort de nombreuses petites marques horlogères, surtout celles qui sont indépendantes. A l’inverse, à ma plus grande surprise, de multiples ont vu le jour alors que les marchés n’étaient pas du tout porteurs». Michael Tay, directeur général du détaillant horloger The Hour Glass, basé à Singapour, ne cache pas sa surprise face au dynamisme de l’horlogerie en Suisse. Il se dit admiratif devant cette créativité, la capacité du secteur à rebondir et l’enthousiasme général qu’il suscite. Son groupe dispose de 25 boutiques dans la cité-Etat, mais aussi au Japon, en Thaïlande, à Hong Kong, en Malaisie et en Australie et vend pour quelque 385 millions de francs de montres suisses par an. «Nous avons réalisé un exercice record l’an passé», se réjouit-il. Preuve que l’horlogerie n’est pas seulement redevable à la Chine mais à la plupart des pays asiatiques. Et quelles marques ont-elles particulièrement le vent en poupe en ce moment? «Patek Philippe, Rolex, Hublot et Cartier», répond-il sans l’ombre d’une hésitation, même si elles s’adressent chacune à une clientèle très différente.