Fabien Schaub, la trentaine, n’a rien d’un patron conventionnel. C’est sans doute ce qui l’amène à témoigner ouvertement de l’épuisement professionnel qu’il a vécu il y a bientôt huit ans, après avoir rejoint le comité de direction de l’entreprise familiale. Fondée par son père dans le canton de Genève, la société fournit des solutions électriques.

Arrivé dans la société à 19 ans, maturité commerciale en poche, le jeune homme gravit très vite les échelons de la boîte – il en connaissait «tous les rouages» – remarquant déjà au passage que son père «perdait le lien avec ses collaborateurs».