La responsabilité sociale des entreprises (RSE) n’est plus l’apanage des grands groupes, souvent cotés et épiés dans leurs moindres faits et gestes. Pour montrer que les PME romandes s’impliquent déjà, la Fédération des entreprises romandes Genève (FER) et le Centre patronal ont présenté mardi à la presse une brochure qui traite de cette problématique.

«Une entreprise moderne se doit d’être responsable, a indiqué en préambule Christophe Raymond, directeur du Centre patronal. La plupart des dirigeants d’entreprise pratiquent la RSE, encore faut-il qu’elles en soient conscientes et qu’elles le fassent savoir!» L’opuscule, qui sera distribué à 60 000 exemplaires, se veut pragmatique et s’appuie sur l’expérience de la Fondation Philias.

Sa directrice, Bettina Ferdman Guerrier, explique que les grandes entreprises se sont engagées sur cette voie souvent par des pressions extérieures (actionnaires, médias, etc.) et pour des questions d’image, de valeurs, d’ancrage dans la communauté. «Mais elles n’étaient pas proactives, déplore-t-elle. Nous voulons que les PME le soient. A l’avenir, ces dernières ne pourront plus se contenter de fournir un produit de qualité, elles devront également faire preuve de transparence, prouver la traçabilité, entre autres, pour développer leurs affaires.»

Engagement volontaire

La brochure est organisée autour des «parties prenantes» d’une entreprise: clients, collaborateurs, fournisseurs, environnement, etc. Les protagonistes sont conscients qu’en fonction de leurs réalités économiques, les PME ne peuvent pas être exemplaires dans tous les domaines. Mais ils encouragent les petites sociétés à s’engager volontairement sur cette voie pour s’améliorer. «La RSE est une profession de foi, selon Nicolas Leuba, administrateur-délégué de DHR Gérance Immobilière à Pully (VD), qui a participé à l’élaboration de ce fascicule. C’est une approche vraie, nécessaire et sincère.» Et le dirigeant de glisser que dès lundi, il s’entretiendra avec ses cadres pour faire avancer la RSE à l’interne. «Pour une entreprise, ce sera peut-être se poser la question de savoir si elle peut réinsérer un handicapé. Pour une autre, ce sera la question de la mobilité», illustre Babette Keller, patronne de Keller Trading à Bienne.

Blaise Matthey, secrétaire général de la FER, espère que ce condensé de bonnes pratiques en inspire d’autres. Pour illustrer une prochaine édition?