Le cash est encore loin d’être en voie de disparition. La pandémie a rendu pièces et billets suspects – considérés comme des vecteurs du coronavirus – et donné un coup d’accélérateur sans précédent aux paiements sans contact. C’est vrai également dans nombre de pays développés, où commerces et utilisateurs ont préféré régler les achats via des moyens électroniques.

Et pourtant, les pièces et billets en circulation ont augmenté depuis le début de la crise sanitaire. Selon les statistiques de la Banque nationale suisse (BNS), cette masse avait diminué au cours des deux premiers mois de l’année (en général, la demande pour le cash augmente au moment des fêtes de Noel, puis elle diminue de nouveau). Avant de remonter dès mars. Ainsi, à fin février, l’argent aux mains de la population atteignant 82,5 milliards de francs. A fin mai, date des derniers chiffres disponibles, le total avait augmenté à 84,3 milliards.