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Matthias Vanoni, fondateur de Biowatch. 
© Bloch Ghislaine (blg)

Horlogerie

Payer et conduire avec sa montre

La start-up lausannoise Biowatch a gagné un concours organisé par Visa pour développer un système de paiement sans contact via montres connectées

La start-up Biowatch développe un système de reconnaissance des veines du poignet qui intrigue et attire plusieurs entreprises. Le 27 février dernier, la jeune société romande a remporté un concours organisé par Visa à l’occasion du Mobile World Congress 2017 à Barcelone afin de développer un système de paiement sans contact pour des sommes supérieures à 40 francs. «Cette solution d’identification, sans code ni mot de passe, pourra s’intégrer aux bracelets des montres», prévoit Matthias Vanoni, fondateur de Biowatch qui espère, grâce à cette certification Visa, convaincre rapidement des établissements bancaires. «La numérisation de la carte de crédit sur d’autres supports permettra d’augmenter les flux de paiement.» Aujourd’hui déjà, Biowatch a conclu des partenariats avec BNP Paribas, Raiffeisen, Crédit Agricole et Banque Populaire en France pour tester la technologie.

Collaboration avec MyKronoz

La start-up entend notamment intégrer sa technologie – fiable à 99,99% selon Biowatch – dans les montres connectées. «Au moment où l’utilisateur ferme le bracelet de sa montre, notre dispositif prend une photo de ses veines en infrarouge et l’authentifie. Le système s’arrête lorsqu’il n’est plus en contact avec la peau de l’utilisateur», explique Matthias Vanoni. Basée à Lausanne et soutenue financièrement par l’homme d’affaires Patrick Delarive, le fonds Polytech Ecosystem Ventures ou Sicpa Finance, la start-up – qui devrait lever 8 millions de francs supplémentaires d’ici la fin de l’année – travaille également avec le fabricant de montres connectées MyKronoz sur un prototype avec reconnaissance des veines du poignet. «Notre module a été miniaturisé dans le boîtier d’une smartwatch. Le prototype sera présenté au mois de mai. Une version du module dans un fermoir est prévue pour la fin de l’année», annonce Matthias Vanoni.

Lire aussi: La montre connectée entre dans l’adolescence

La start-up travaille aussi avec Boucledor à Genève, actif dans la conception et la fabrication de boucles et fermoirs pour la haute horlogerie ainsi que la joaillerie de luxe. «En coordination avec un algorithme, un capteur scanne le poignet du porteur de la montre et l’identifie sur la base des dessins uniques que forment les veines. La technologie permet des applications en lien fort avec la sécurité comme par exemple d’accéder à son véhicule sans clé.»

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