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Payer sa femme de ménage au noir peut coûter cher

Beaucoup de ménages suisses paient leurs employés de maison de main à main. Comparis met en garde contre cette pratique, qui peut se révéler particulièrement onéreuse en cas d’accident

La moitié des Suisses qui emploient une femme de ménage – une personne sur sept – paient leurs employés au noir, révèle une étude de Comparis. Une proportion similaire d’entre eux n’inscrivent pas non plus leurs employés auprès d’une assurance accidents. Un «oubli» qui peut coûter cher aux deux parties.

Patatras

Selon la Suva, la plupart des accidents surviennent à la maison. Un quart d’entre eux résultent d’un «faux pas», d’une «glissade» ou encore d’une «chute dans les escaliers». Les employés de maison sont particulièrement exposés à de telles mésaventures.

En cas d’incapacité prolongée suite à un accident, une femme de ménage se retrouve confrontée à deux choix: subir ses conséquences en silence ou dénoncer son employeur. Si elle choisit la première option, son assurance maladie devrait prendre en charge ses frais médicaux mais aucune indemnité journalière prévue par l’assurance accident ne lui sera versée.

«De très hauts coûts»

Si, au contraire, elle décide de se retourner contre son employeur, Comparis.ch met en garde contre «de très hauts coûts» pour ce dernier. Remboursement d’une ambulance en cas d’accident grave, dédommagement en cas d’invalidité, sans compter le paiement d’une amende – l’assurance accidents est obligatoire – ou encore des frais de rattrapage des montants non payés.

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Pour s’en prémunir, deux possibilités: enregistrer ses employés de maison auprès d’une assurance accidents, par exemple sur Chequeservice.ch, ou avoir recours à un service de «réservation» de professionnels du ménage, comme Batmaid, qui garantit la conformité de tous ses employés avec la loi.

«Une assurance accidents coûte environ 100 francs par année, souligne Comparis. C’est un prix très modeste au regard des coûts éventuels engendrés par son absence.»

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