Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin signe la défaite du communisme. Ne reste que le libéralisme triomphant. Trente ans plus tard, celui-ci fait face à une crise existentielle qui se manifeste par les inégalités, les populismes et le défi climatique. Peut-on sauver le libéralisme? C’est le thème d’une série d’articles que nous proposons cette semaine.

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Entendons-nous bien: lorsqu’on évoque la fin du libéralisme, on parle surtout de la montée de la tentation illibérale en Occident. C’est un président américain qui brandit le slogan «America First». C’est Bruxelles qui dresse un mur contre les flux de capitaux, chinois sans le dire. Le reste du monde, c’est-à-dire la majorité écrasante de la population mondiale, adore le libéralisme économique.