Déjà estampillé «cinq étoiles plus», le Mirador Kempinski, au Mont-Pèlerin, investira 50 millions de francs dans d'importants travaux de réfection et d'agrandissement pour se concentrer sur une nouvelle clientèle «individuelle haut de gamme», notamment sur les marchés russe, ukrainien et kazakh.

Le nombre de chambres passera de 72 à 64 et plusieurs annexes seront construites en contrebas du bâtiment actuel pour abriter un centre de wellness et un spa.

L'hôtel fermera ses portes pendant les dix mois que dureront les travaux, du 1er septembre à fin juin 2009.

Environ un tiers des 116 personnes qui y travaillent seront licenciées. Des offres de placement dans d'autres établissements du groupe Kempinski leur ont été offertes.

Appartements à la vente

Le palace appartient à société HL Le Mirador International SA depuis 1998. Celle-ci financera l'entier des travaux avec un soutien bancaire. En outre, un des nouveaux bâtiments comptera 14 appartements de luxe qui seront proposés à la vente. Ces logements seront vendus entre 18000 et 25000 francs le mètre carré, et profiteront d'un accès au service hôtelier.

Le projet d'agrandissement présenté vendredi avait été repoussé à plusieurs reprises depuis 2000, «dans l'attente de jours meilleurs». Après une excellente année 2007, la période paraît aujourd'hui plus propice à ces investissements, explique le directeur Eric Favre.

Le tarif moyen des chambres, actuellement de 500 francs, devrait passer à 700 francs, et Eric Favre s'attend à une progression de 10% du chiffre d'affaires la première année suivant la réouverture. «A terme, nous devrions pouvoir faire progresser nos revenus de 30%», estime-t-il.

Le directeur constate une baisse de la demande pour l'hébergement de conférences et de réunions d'entreprises. «Les multinationales de la région ont leurs propres structures, poursuit Eric Favre. Aussi, ces sociétés ne vont plus forcément en cinq étoiles plus.»

Dans le même temps, la demande hôtelière de la clientèle individuelle ne cesse de croître. Sur ce créneau, le directeur voit un fort potentiel dans des pays comme la Russie ou le Kazakhstan, «qui décolle très fort en ce moment».