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L'horloge de la dette nationale installée à Manhattan, à New York City, au 30 novembre. /REUTERS /Shannon Stapleton
© SHANNON STAPLETON

Dette américaine

Pékin dément les informations sur une réduction de ses achats de dette américaine

Un article de l'agence de presse Bloomberg expliquait que la Chine s'apprêterait à ralentir le rythme de ses achats de dette américaine, voire à chercher à y mettre un terme

La Chine a démenti jeudi les informations de presse faisant état de sa volonté de réduire ou d’arrêter ses achats de dette américaine, estimant qu’elles étaient «peut-être dues à des sources erronées» ou simplement de «possibles fausses nouvelles».

Lire aussi: La Chine et le Japon se détournent de la dette américaine

L’agence Bloomberg avait rapporté mercredi, citant des sources proches du dossier, que des officiels chinois révisant la composition des colossales réserves de change du géant asiatique avaient recommandé de ralentir ou de suspendre les acquisitions de bons du Trésor américain.

S’il n’est pas certain, selon le média financier, que des changements concrets suivront cette recommandation, la perspective de voir Pékin se détourner de la dette américaine avait ébranlé Wall Street mercredi, agité les marchés obligataires et fait trébucher le dollar.

Pékin défend son professionnalisme

Le régime communiste s’est attaché jeudi à afficher un ton accommodant. «Les réserves de change chinoises administrent leurs investissements selon les principes de diversification et de distribution (des risques)», afin de «préserver la sécurité et la valorisation» des placements, a précisé le porte-parole de la SAFE.

Pékin administre donc ses acquisitions de bons du Trésor américains «de façon professionnelle […] selon les conditions du marché et ses besoins d’investissement», a-t-il ajouté.

La Chine possède les plus importantes réserves de change du globe, fortes fin décembre de quelque 3140 milliards de dollars. C’est, avec le Japon, l’un des deux principaux détenteurs de dette américaine. Il en possède, selon Bloomberg, près de 1200 milliards de dollars, un montant qui a doublé en une décennie.

Les menaces de Trump

Des analystes évoquaient mercredi une menace voilée de la part de la Chine, de très loin le premier détenteur de dette américaine, face au durcissement de Washington sur les questions commerciales.

Le président américain Donald Trump dénonce volontiers le déséquilibre des échanges sino-américains et son administration multiplie les enquêtes et menaces de sanctions contre des pratiques commerciales chinoises jugées protectionnistes ou déloyales.

Lire aussi: Donald Trump repart de Pékin les mains vides

Temporairement bousculé, le marché obligataire américain s’était cependant repris mercredi en cours de séance: «Les investisseurs ont commencé à se dire qu’il s’agissait surtout d’une menace» de Pékin à l’attention de Donald Trump «au cas où celui-ci déciderait de mettre en œuvre des sanctions commerciales» contre la Chine, avait commenté Karl Haeling, analyste de LBBW.

Les recommandations rapportées par Bloomberg interviennent par ailleurs après l’adoption en décembre par le Congrès américain d’une vaste réforme fiscale qui devrait, selon des estimations officielles, ajouter quelque 1000 milliards de dollars à la dette publique des Etats-Unis, laquelle s’élève déjà à 20 000 milliards.

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