Pékin peine à enrayer la chute des bourses chinoises

Marchés Malgré les mesures de soutien du gouvernement, les places chinoises reculent

Jusqu’à maintenant, le gouvernement chinois n’a pas réussi à mettre un terme à la chute des bourses dans son pays. Depuis le 12 juin, les marchés financiers plongent. Après s’être effondrées respectivement de 27% et de 38% depuis le pic du marché atteint le 12 juin et avoir rebondi légèrement lundi, les places de Shanghai et de Shenzhen, les deux principales du pays, ont subi une nouvelle baisse mardi.

Hier, l’indice composite de Shanghai a reculé de 1,3% et celui de la bourse de Shenzhen – reflétant principalement les valeurs high-tech – a chuté de 5,3%. Pékin a pourtant pris plusieurs mesures pour tenter d’enrayer cette débâcle. Le gouvernement a d’abord gelé les entrées en bourse. Il a ensuite annoncé l’achat collectif d’actions pour 120 milliards de yuans (18,4 milliards de francs) par des entreprises de courtage et des gestionnaires de fonds. Sans succès.

Aussi, lundi après la clôture, 200 entreprises chinoises ont annoncé la suspension des transactions sur leurs actions afin d’empêcher les investisseurs de les vendre. Elles rejoignaient les plus de 500 sociétés qui ont pris la même décision ces dernières semaines. De facto, une entreprise sur quatre cotée en Chine est sortie du marché.

Un «ajustement»

Pour certains experts, la situation n’est pas si sombre. Contacté par Le Temps, Nicolas Musy, entrepreneur suisse basé à Shanghai, compare les mesures mises en place par Pékin à des «amortisseurs». De son côté, le sinologue Gérald Béroud indique que «la bourse est montée de manière exagérée au cours des dernières années. Cette chute n’est donc qu’un ajustement.»