Les cartons sont remplis de fruits exotiques et forment des tours de couleurs joyeuses. Une dizaine d’hommes trient et étiquettent des variétés de mangues et de papayes africaines. Du gingembre chinois, des patates douces américaines et des limes brésiliennes attendent leur tour tandis que des avocats péruviens sommeillent dans une mûrisserie adjacente, où le taux d’humidité et la température évoquent les tropiques. Les transpalettes sont sur le qui-vive, les camions prêts à partir, chez Coop et Migros notamment. Ça défile dans cette halle de 5000 m3, à Gland, de l’importateur Georges Helfer SA.

Nous sommes le 16 juin, le début de la saison calme pour les spécialistes en fruits tropicaux. Quelques semaines plus tôt, l’entrepôt vaudois était autrement plus rempli et les journées harassantes. La direction multipliait les coups de fil aux producteurs pour recevoir des cargaisons supplémentaires et s’assurer que, malgré les paralysies dues à la pandémie, les colis arrivent à bon port. Dans la halle, il fallait régulièrement transporter plus que les 3 tonnes de fruits chargées en général par employé et par jour.