Fabio était un robot heureux. Programmé à l’Université Heriot-Watt d’Edimbourg, il accueillait les clients d’une chaîne écossaise de supermarchés avec des «hello gorgeous», les orientant à travers les rayons. Fabio a toutefois eu du mal à supporter l’accélération du rythme de travail et le brouhaha ambiant et la direction a décidé de le licencier après une semaine. Confus, l’humanoïde a demandé: «Etes-vous fâché?»

Menée l’année dernière, l’expérience a inspiré Employés Suisse. A l’occasion de son 100e anniversaire fin 2018, le syndicat de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux ainsi que de la chimie-pharma a accepté le robot Pepper parmi ses membres en chair et en os. De fabrication japonaise, le «petit frère» du célèbre Nao est l’un des plus évolués de son espèce. On le dit capable de reconnaître certaines émotions humaines en lisant les expressions faciales. Pour le syndicat, il est désormais un membre affilié de plus.