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Périscope

Docteur Nicolas et Mister Sarkozy • La gestion exemplaire de la

Docteur Nicolas et Mister Sarkozy

• La gestion exemplaire de la phase la plus critique de la crise est à mettre au compte du «Docteur Nicolas», leader européen qui a conquis un véritable magistère, selon Yves de Kerdrel, chroniqueur au Figaro. Personne n'ose imaginer dans quel état serait l'économie avec Ségolène Royal. Mais de même qu'il y a Docteur Jekyll et Mister Hyde, il y a des moments où celui qui a obtenu un nouveau Bretton Woods doit aussi remettre les mains dans le cambouis. Et là, «Mister Sarkozy» est dénué d'idée neuve. Les banquiers défilent à l'Elysée pour recevoir une correction, comme s'il suffisait de donner des ordres pour faire redémarrer le crédit. Un ministre de l'Emploi va jusqu'à évoquer des sanctions aux dépens des entreprises qui «profiteraient» de la crise pour restructurer. Comme si les 2,7 millions de chefs de PME se frottaient les mains à la vue d'une récession. Et ne parlons pas de cette machine incroyable mise en place avec les préfets pour surveiller qu'aucune PME ne vienne à manquer de crédit. Le capitalisme est le seul système capable de créer du progrès économique et social pour tous à condition qu'on ne l'emprisonne pas dans une camisole de force étatique.

L'activisme conjoncturel plutôt que du sang-froid

• Le commissaire européen Almunia défend les programmes de relance et demande à l'Allemagne, certes sans la nommer, de s'activer en vertu de son absence de déficit public. Pourtant de telles recettes ont mal fonctionné dans le passé, selon la NZZ. De tels plans de relance stimulent l'économie tardivement, quand la reprise est en cours. L'activisme de Bruxelles s'en prend aux compétences des différents pays et manque de fondement scientifique.

L'Etat britannique protégera Barclays en cas de coup dur

• Barclays a obtenu des capitaux non pas de la part du gouvernement britannique, mais d'Etats étrangers. Ce n'est pas vraiment une solution privée, explique le Financial Times. L'injection de fonds du Moyen-Orient sera même plus chère que l'offre de Londres. Les critiques estiment que la solution sera meilleure pour le management, qui conservera ses bonus, que pour les actionnaires. Mais la banque ne sera pas complètement indépendante du gouvernement britannique. Le Trésor doit s'assurer que les banques restent stables. Et il a le devoir d'intervenir en cas contraire. La transaction avec le Qatar et Abu Dhabi réduit le risque supporté potentiellement par Londres, mais elle ne l'élimine pas. Barclays est trop grande pour plonger. Le gouvernement ne sera pas dans son bureau mais il garde un œil sur sa santé.

Non les salariés ne sont pas sacrifiés

•Un quotidien dit de référence évoque «la part décroissante des salaires dans le partage de la valeur ajoutée».

Le message est faux. La part des salaires ne décroît pas. Elle est au contraire d'une rare stabilité depuis vingt ans. On n'est pas sur un toboggan, mais dans un corridor. En ces temps de colère sociale rampante, il est urgent de le rappeler, selon l'éditorial des Echos. Ces vingt dernières années, le partage des revenus dans les pays développés est devenu beaucoup plus favorable aux actionnaires, au détriment des salariés. Mais tous les travaux montrent aussi... l'exception française. Ça descend partout, sauf chez nous! Il y a longtemps, la tendance était différente. Au début des années 1980, les salariés captaient 74% de la valeur ajoutée. En cinq ans, cette part est tombée à 65%.

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