Le géant du négoce de pétrole russe a réagi dans la soirée de mardi. Via communiqué. Il reconnaît «avoir été informé par les autorités helvétiques de la conduite d’une enquête sur les activités d’un ancien employé du Congo-Brazzaville». Mais rappelle qu’il n’est pas lui-même l’objet de ces investigations.

Cette réaction survient quelques heures après la diffusion d’informations par la RTS indiquant que le siège genevois de Gunvor, quatrième négociant de pétrole au monde, a été perquisi­tionné début 2012. Le Ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale pour soupçons de blanchiment, pour l’instant dirigée contre inconnu.

Ses enquêteurs s’intéressent à des opérations financières suspectes, gérées par un employé du «desk» africain et liées à l’achat de cargaisons de brut au Congo-Brazzaville par Gunvor. Des comptes ont été bloqués à la banque Clariden Leu. Selon la RTS, des commissions auraient pu être versées à des proches du président Sassou N’Guesso.

«Ce collaborateur, qui était en charge du développement de nos activités en Afrique Centrale ne fait plus partie de la société», indique le groupe de négoce. Gunvor assure «coopérer totalement avec les autorités». Il a même lancé sa propre enquête interne afin de vérifier ces «allégations».