Les discussions en cours entre Athènes, le Fonds monétaire international (FMI) et les Européens sont «sur le point d’être terminées», a déclaré à Bruxelles le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. Cet accord, qui pourrait intervenir «dans les prochains jours», s’articulera autour d’«un programme pluriannuel qui mènera à un ajustement budgétaire et structurel majeur», a expliqué Olli Rehn à la presse. Pour rassurer l’Allemagne, il a toutefois réitéré que les prêts européens à Athènes seraient «conditionnés», à chaque étape, «à la mise en application» des mesures d’austérité et des réformes structurelles exigées.

Les marchés financiers sont de leur côté repartis à la hausse, dans un contexte de détente favorisé par de multiples appels de responsables politiques à soutenir la Grèce et éviter une contagion à d’autre pays. La Bourse d’Athènes, orientée à la hausse dès l’ouverture, rebondissait de plus de 6,5% par rapport à la clôture de la veille après cette annonce. Après deux journées noires, les autres places européennes se redressaient aussi dans le sillage de Wall Street. Une légère accalmie se dessinait aussi sur le front des obligations grecques, et l’euro reprenait des couleurs.

Le risque de contagion de la crise aux autres maillons faibles de la zone euro comme le Portugal et l’Espagne, principale crainte des dirigeants européens, semble avoir eu raison des dernières réticences au déblocage d’une aide internationale conséquente. Une aide rapide est indispensable pour éviter à la Grèce un défaut de paiement, insiste le gouvernement grec, soulignant qu’Athènes doit rembourser le 19 mai quelque 9 milliards d’euros à ses créanciers et ne peut se financer sur les marchés aux taux prohibitifs qu’ils lui proposent.