Depuis deux jours, certains propos officiels se font plus rassurants quant à l'ampleur de la crise financière. Afin de restaurer la confiance des marchés. Ces commentaires ont également participé à la formation du sentiment selon lequel les banques centrales n'auraient pas besoin, dans l'immédiat, de poursuivre leurs baisses de taux. Mercredi, Henry Paulson, secrétaire du Trésor américain, a indiqué sur Bloomberg TV que «nous sommes plus proches de la fin de ce problème que de son commencement». A Londres, la Banque d'Angleterre (BoE) a noté hier dans son rapport sur la stabilité financière que les pertes issues de la crise du crédit au Royaume-Uni sont «probablement surestimées» par les banques. «La réévaluation du risque sur les marchés semble être passée d'une faiblesse insoutenable, l'été dernier, à un niveau temporairement trop haut», a commenté John Gieve, vice-gouverneur de l'institution. «L'ajustement s'est révélé beaucoup plus long et compliqué qu'anticipé», nuance la BoE qui invite les banques à renforcer leurs capitaux, comme l'ont fait la Royal Bank of Scotland et HBOS.