Deux jours avec le Sommet du G20 à Londres, la Banque mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et la Banque asiatique de développement (BAD) ont voulu attirer l’attention des chefs d’Etat sur l’état du monde: sans surprise, celui-ci se dégrade fortement.

La Banque mondiale prévoit une contraction de l’économie mondiale de 1,7%, principalement en raison de la baisse de l’activité de 2,9% dans les pays les plus riches. En novembre, la banque prévoyait encore une croissance de 0,9%. En outre, elle prédit une forte chute du volume du commerce mondial en 2009, de 6,1% par rapport à 2008. Dans ce contexte, elle prévoit la création d’un fonds de 50 milliards de dollars pour soutenir le commerce.

Pour sa part, l’OCDE, prévoit une contraction de 4,3% en 2009, avec une forte hausse du chômage qui atteindrait 9,9% l’an prochain. Elle estime que la reprise annoncée en 2010 reste soumise à de nombreuses conditions, notamment les tensions sur les marchés de crédit.

Comme la Banque mondiale, la BAD revoit aussi ses prévisions pour 2009 à la baisse, à 3,4%, contre 5,8% prévu initialement. Pour Joseph Zveglich, assistant chef économiste, les économies asiatiques subissent la chute des exportations de plein fouet. Il a appelé les pays à adopter un modèle de croissance plus équilibré entre les marchés intérieur et extérieur.

«L’économie chinoise, moteur de l’économie asiatique, connaîtra une croissance de 7%», a expliqué Joseph Zveglich lors d’une conférence téléphonique. Selon lui, le programme de relance mis en place par les autorités chinoises donne déjà des résultats en terme de demande et d’emplois.

Il a par ailleurs rejeté l’idée que la crise économique mondiale est liée à la politique de nombreux pays d’Asie qui ont épargné au lieu de consommer. «Ils ont pris des précautions pour éviter une répétition de la crise financière de 1997», a-t-il expliqué.