De Davos à Doha, le chemin semble encore long et parsemé d’embûches techniques et politiques à surmonter. La présidente de la Confédération et Pascal Lamy ont reconnu qu’à l’image du ministre brésilien Celso Amorim, plusieurs voix se sont élevées pour demander l’engagement des leaders politiques pour parvenir à sortir le cycle de Doha de l’impasse.

«Oui, vous avez raison. M. Amorim a mis cette option sur la table», a confirmé M. Lamy. «Et personne n’a dit non», mais des questions techniques doivent encore être simplifiées avant cela, à en croire le directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). De toute façon, «c’est aux dirigeants de décider, pas à moi», a affirmé M. Lamy.

Définir des thèmes clés

Lors de cette réunion, il a été décidé que les négociateurs en chef à l’OMC devraient établir une liste de thèmes clé en février et mars, liste qui doit être encore concrétisée, a précisé Doris Leuthard devant la presse. «Les ministres ont réaffirmé l’importance d’un engagement ministériel continu au cours des prochains mois», a rapporté Doris Leuthard.

L’Australie, le Brésil, le Burkina Faso, la Chine, l’Égypte, la commission européenne, l’Inde, l’Indonésie, la Jamaïque, le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, l’Afrique du Sud, la Thaïlande et la Suisse participaient à cette mini-ministérielle.

Un outil pour combattre la crise

Doris Leuthard a tenu à rappeler que le système d’échanges basé sur les règles de l’OMC «nous a permis d’éviter une crise économique mondiale pire» que celle qui a eu lieu. «Nous allons continuer nos efforts pour résister aux pressions protectionnistes domestiques. L’OMC doit continuer à surveiller toutes les nouvelles mesures», a-t-elle insisté.

«Nous devons œuvrer pour une meilleure compréhension du commerce dans nos pays. L’ouverture des marchés est ce que nous pouvons faire de mieux pour combattre la crise, mieux stabiliser nos budgets et contribuer à la reprise économique qui induira de la création d’emploi», a estimé Doris Leuthard. Selon elle, «la conclusion de Doha sera un outil fort pour parvenir à cela».