Le fils de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies (ONU), se trouve à nouveau sous les feux de la rampe. Les sommes versées à Kojo Annan par une société de surveillance genevoise, la Cotecna, seraient supérieures aux montants précédemment indiqués. Selon une enquête menée par le Financial Times et Il Sole 24 Ore, les versements en question atteindraient «au minimum 300 000 dollars, soit pratiquement le double des montants publiés». Les paiements étaient arrangés de telle manière qu'il était difficile de savoir d'où ils provenaient et qui était le destinataire, expliquent les deux quotidiens. La commission d'enquête de l'ONU menée par Paul Volcker doit prochainement publier un rapport sur le sujet.

La Cotecna a employé Kojo Annan comme consultant entre 1995 et 1998, mais a continué de lui verser une compensation par la suite, dans le cadre d'un accord de non-concurrence. La Cotecna a toujours affirmé avoir agi dans la légalité.

En 1999, la Cotecna a obtenu de l'ONU un contrat portant sur 60 millions de dollars dans le cadre de l'opération «pétrole contre nourriture» en Irak. D'après les deux quotidiens, des cadres supérieurs de la firme auraient rencontré Kofi Annan à deux reprises. Le porte-parole du secrétaire général affirme que ces rencontres n'avaient rien à voir avec le programme de l'ONU.