Biotech

Phi Pharma lève près de 4 millions de francs

Grâce à ses peptides, la start-up souhaite développer un nouveau traitement contre les tumeurs solides. Elle vise dans un premier temps la leucémie aiguë

La société valaisanne Phi Pharma, spécialisée dans le domaine de la biopharmacie, a annoncé une première levée de fonds de 3,7 millions de francs, opération effectuée auprès d’investisseurs privés issus de l’industrie de biotechnologie. «Nous avons finalisé la preuve du concept qui nous a permis de récolter cette somme. Nous espérons démarrer nos premiers essais cliniques en oncologie d’ici à la fin de l’année 2018», prévoit Luc Otten, directeur d’exploitation (COO) et responsable de la recherche chez Phi Pharma, une start-up qui possède des bureaux à Genève et son siège à Sion.

Dans un premier temps, Phi Pharma qui développe une nouvelle classe de peptides souhaite traiter la leucémie myéloïde aiguë chez les personnes âgées. «Ces personnes sont souvent trop faibles pour être traitées par des chimiothérapies classiques, jugées trop toxiques. Le dosage doit être diminué et la chimiothérapie n’est ainsi plus curative», explique Luc Otten, un médecin devenu analyste financier chez Helvea. Il a par la suite été responsable des investissements en sciences de la vie au sein de la société de capital-risque Vinci Capital avant de rejoindre la start-up Phi Pharma. «Si nous arrivons à démontrer que la technologie marche avec la leucémie myéloïde aiguë, nous espérons pouvoir viser un grand nombre de tumeurs solides», dit-il.

Collaboration avec la HES-SO

Phi Pharma cherche à diminuer le taux mortalité lié aux cancers en proposant un nouvel arsenal thérapeutique. La start-up de six personnes qui collabore avec la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale Valais (HES-SO) développe de nouveaux peptides qui agissent de manière ciblée sur un marqueur qui est surexprimé dans de nombreuses formes de cancer. Ces peptides sont capables d’entrer dans les cellules tumorales, en ciblant des sucres particuliers. Puis, ils y introduisent des agents anti-tumoraux.

«Grâce à notre thérapie moléculaire ciblée, nous pouvons utiliser des modes d’action innovants et proposer des traitements qui ont l’avantage de ne pas rester longtemps dans le sang», précise Tom Shepherd, nommé directeur général de la start-up depuis mi-décembre. Celui-ci possède une expérience de 30 ans dans l’industrie biotech et pharmaceutique. Il a notamment travaillé chez BioAster et NeuroTech en France, CXR Biosences ou Kymab en Grande-Bretagne.

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