Il a passé le premier tour. Le deuxième et même le troisième. Mais, faute d’un soutien européen unanime, Philipp Hildebrand a dû abandonner la course à la succession d’Angel Gurria au poste de secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Trois semaines plus tard, l’ancien président de la Banque nationale suisse, aujourd’hui vice-président du leader mondial de la gestion d’actifs BlackRock (environ 9000 milliards de dollars sous gestion), revient sur les raisons de cet échec. Il se montre inquiet de la place de la Suisse dans l’échiquier géopolitique mondial et dit son prudent optimisme quant à la bataille contre le réchauffement climatique.