Philipp Hildebrand jette l'éponge. Le candidat suisse au poste de secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a décidé de se retirer de la course, manquant d'un large soutien. La nouvelle a été dévoilée en début de soirée dans un communiqué de presse.

L'ancien président de la Banque nationale suisse (BNS) et à présent vice-président de BlackRock, plus grand gestionnaire d’actifs du monde, était pourtant proche du but. Il avait survolé la course qui avait débuté l'automne dernier et avait brillé lors du 1er, 2e et 3e tour. La dernière étape doit aboutir en milieu de semaine prochaine. Le successeur du Mexicain Angel Gurria, en poste depuis 2006, prendra ses fonctions le 1er juin prochain.

Trois candidats restent en lice

«En cette période critique pour l'économie mondiale, il est essentiel que le prochain leader de de l'OCDE bénéficie du soutien étendu de l'ensemble de ses membres», écrit-il dans le communiqué. Ce qui n'a apparemment pas été le cas. Il ajoute: «Ce fut un privilège et un honneur d'avoir été le candidat de la Suisse et d'être arrivé aussi loin dans la course.»

Dès lors, trois candidats restent en lice. Il s’agit de Mathias Cormann (Australie), Anna Diamantopoulou (Grèce) et Cecilia Malmström (Suède). Cette dernière fait désormais figure de favorite. Le nom de la candidate suédoise, ancienne commissaire européenne (2014-2019) a déjà été cité concernant l'occupation de plusieurs fonctions au sein d’organisations internationales ces derniers mois.

La diplomatie suisse s'était pourtant mobilisée en faveur de la candidature de Philipp Hildebrand. Du reste, c'est le Conseil fédéral qui l'avait sollicité pour briguer le mandat à l'OCDE, dont la Suisse est l'un des membres fondateurs.

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