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Le LEA-Pictet-OCSTAT est le fruit d’une époque révolue. Celle ou Ivan Pictet était aux commandes de la banque privée genevoise éponyme, épaulé par son chef économiste Jean-Pierre Béguelin et de Gabrielle Antille du Département d’économétrie de l’U...
© SALVATORE DI NOLFI

Climat économique

Pictet cesse de financer l’indice conjoncturel genevois

La banque privée a décidé de ne plus payer pour anticiper l’état de santé du canton. La CCIG a repris le flambeau. Le traditionnel calcul statistique fait l’objet d’une profonde révision

Voilà vingt ans que l’indicateur avancé LEA-Pictet-OCSTAT est calculé, mois après mois. Le financement de cette statistique, visant à prédire – six à neuf mois à l’avance – la conjoncture genevoise, était assuré par la banque Pictet. C’est depuis le 1er janvier 2017 la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) qui en assume les coûts de production. A raison de 6000 francs par an, a appris «Le Temps».

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Ce montant couvre la compilation du panier d’indicateurs censés capter l’évolution future de l’économie genevoise. Ainsi que sa publication régulière, par l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT). Mais pas le processus de révision en cours des chiffres conjoncturels, lequel devrait être accompli et validé d’ici un à deux mois. En effet, si la méthode statistique n’est pas appelée à changer fondamentalement, la composition de l’indice a besoin d’un sérieux toilettage. «Il convient en effet de réexaminer périodiquement cet instrument en vue d’assurer sa qualité́», résume Roland Rietschin, directeur de l’OCSTAT.

La fin d’une époque

Pourquoi la banque privée genevoise a décidé de ne plus parrainer l’exercice de climatologie conjoncturelle? Le LEA-Pictet-OCSTAT est le fruit d’une époque révolue. Celle ou Ivan Pictet était aux commandes de la banque privée genevoise éponyme, épaulé par son chef économiste Jean-Pierre Béguelin et de Gabrielle Antille du Département d’économétrie de l’Université de Genève (UNIGE). Tous trois sont aujourd’hui à la retraite ou actifs dans d’autres secteurs. «C’est Jean-Pierre Béguelin qui fût à l’origine du modèle et qui le pilotait. L’UNIGE a pris le relais dès 2009, s’adossant aux données fournies par Pictet. Notre partenariat a pris fin le 31 décembre 2015», précise un porte-parole de la banque.

Conséquence: pour survivre, l’indicateur avancé de l’économie genevoise a dû s’inscrire dans un nouveau partenariat. Avec la CCIG et l’Institut de recherche appliquée en économie et gestion (IREG), entité commune à l’UNIGE et la Haute école de gestion de Genève (HEG), inaugurée ce mardi. Nouvelle productrice de l’indice, l’IREG prend ainsi la place du Laboratoire d’économie appliquée (LEA) de l’alma mater genevoise.

Le traditionnel baromètre conjoncturel genevois, qui répond dorénavant au doux nom de IREG-CCIG-Ocstat (ICO), doit être publié – mais dans sa version historique regroupant encore neuf indicateurs – à la fin de ce mois.

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