Pieter Bouw, le président du conseil d'administration de Swiss, a répondu à l'avis de disparition publié par Blick mardi dernier. Il est sorti de son silence en répondant aux questions du SonntagsBlick et de la SonntagsZeitung. La presse n'était pas la seule à l'accuser de se cacher, les partis politiques désiraient eux aussi être informés «de première main» sur la situation véritable de la nouvelle compagnie aérienne.

Après quatre mois d'existence, cette dernière se trouve confrontée à d'épineuses difficultés. «Je ne crois pas que nous sommes en crise. Nous avons juste quelques problèmes à résoudre», a affirmé Pieter Bouw. Tout d'abord, des questions liées au personnel et à la maintenance des appareils. «Nous avons pris des mesures. Nous avons engagé de nouveaux techniciens, réduit le nombre de vols annulés et renforcé la coordination entre maintenance, réseaux et missions aériennes», se justifie le directeur général, espérant que la situation sera «sous contrôle d'ici à quelques semaines». Par ailleurs, il admet que la «communication avec tous les syndicats, pas seulement ceux des pilotes», doit être intensifiée afin de résoudre le conflit. Quant aux critiques de surdimensionnement de Swiss, Pieter Bouw est convaincu qu'elles restent infondées car «la structure de coûts est très, très compétitive».

Enfin, face aux accusations de vouloir dissimuler certaines informations en publiant tardivement, le 16 septembre prochain, les résultats du 1er semestre, le Hollandais rétorque: «Au contraire. Nous avons de bonnes raisons d'être fiers, car tout se déroule mieux que prévu.» Ne désirant faire aucun commentaire sur ces résultats, il promet que les objectifs fixés ont été dépassés. Enfin, la solution d'une scission entre une compagnie régionale et une internationale ne devrait pas être nécessaire «tant que nous maintenons des coûts assez bas dans le segment régional. Cependant, si nous devons payer plus les pilotes, nous devrons envisager cette solution.»