Les vols de la compagnie AOM ont repris mardi, après la suspension dans la matinée de la grève des pilotes, à l'issue de quatre jours d'un conflit qui a cloué au sol ses vols long-courriers et laissé en souffrance des centaines de passagers, à Paris et dans les Dom-Tom (Le Temps du 3 août).

La direction a indiqué avoir repris ses vols long-courriers, avec la mise en place de quatre vols supplémentaires par rapport aux cinq habituels. Ces vols, à destination des Antilles notamment, devaient permettre au total le transport de 1200 passagers. Les vols intérieurs sont revenus à la normale.

«Conscients des problèmes que l'obstination de la direction d'AOM pose aux passagers de la compagnie et en dépit du fait que les négociations qui se sont déroulées jusqu'à hier n'aient pas permis d'aboutir à un accord, les pilotes d'AOM ont décidé de suspendre leur mouvement», a déclaré l'UNAC, qui avertit toutefois: «Toutes nos revendications sont maintenues et le mouvement pourra reprendre à tout moment.» Parmi ces revendications, des «embauches permettant de résorber le sous-effectif chronique», «l'unification des règles de rémunération» et l'«amélioration des règles de déroulement de carrière».

Si aucun accord de fin de grève n'est intervenu, la direction a toutefois fait savoir que «tout» était «ouvert» en matière d'amélioration des conditions de travail, se déclarant prête à mettre en œuvre «un calendrier et une méthode» pour modifier «la planification des vols et des congés». En revanche, AOM déclare ne pas pouvoir «accepter l'ampleur de la hausse» de 10% demandée par certains pilotes.

Le coût de la grève n'était pas connu mardi après-midi mais selon la direction, il devrait être «très élevé». AOM a dû notamment faire face aux surcoûts liés au remboursement des billets, à l'achat de places auprès d'autres compagnies ou à l'hébergement de passagers.

AOM est en voie de reprise par un groupement formé de Swissair et du holding Marine-Wendel. La Commission européenne devait donner son feu vert mardi à l'opération.