Qu’ont en commun le Bar King à Neuchâtel et le studio de danse Paname Academy à Lausanne? A priori, pas grand-chose. Sauf que, depuis quelques semaines, ils suivent la même voie. Asphyxiés par les restrictions sanitaires et les fermetures, donc par le manque de rentrées d’argent, et l’absence de soutiens sonnants et trébuchants de l’Etat, tous deux ont lancé une campagne de crowdfunding.

Le premier a pour l’instant récolté 3200 francs. Le second, 22 000 francs. Impossible de dire si c’est beaucoup, insignifiant, ou juste suffisant. Ce qui interpelle, c’est la voie que doivent utiliser ces microentreprises. Car, comme des milliers d’autres en Suisse, elles attendent plus ou moins désespérément des vraies aides pour compenser l’impossibilité de faire leur métier.